La semaine Corse d’Emmanuel

Les deux nationalistes G. Talamoni et G. Siméoni expliquent être déçus de la position d’Emmanuel Macron.

On peut comprendre leur déception.

Le Président n’a cependant pas déçu tous le monde.

L’épouse du Préfet assassiné a paru rassuré par les propos de notre Président.

Je l’ai été aussi car si je cerne bien  la spécificité insulaire, si je comprends certaines aspirations il ne faut cependant pas exagérer.

Il y a peu les nationalistes se tuaient entre eux et certains avaient même un peu franchi la ligne jaune en s’aventurant sur un chemin criminel que les corses eux mêmes finissaient par ne plus comprendre.

Combien de mères ont du pleurer leur enfant et je voyais avec tristesse l’épouse de Y. Colona expliquer que son fils n’avait pas vu son père depuis un an et demi.

Les chefs actuels de l’exécutif Corse ont peu à faire de ces détresses. Ces deux épouses, celle du Préfet, celle de son assassin, dans leur égale dignité expliquaient clairement qu’il y a des combats que décidément il ne faut pas mener.

Qu’est ce qui a pu amener un homme à en tuer un autre qui ne le menaçait pas. Beaucoup de haine sans doute et de passion distillées par ceux la même qui aujourd’hui après ne rien avoir risqué (ou si peu) veulent mener la danse.

Certaines dérives mafieuses ont pu ainsi être canalisées grâce à la République il faut bien l’admettre.

Peut être suis je dans cette disposition d’esprit parce que le terme nationaliste me gêne encore aujourd’hui. Le nationaliste n’aime pas celui qui ne lui ressemble pas. Le corse, son histoire le montre est aux antipodes du nationalisme. Il est universel, spécifique mais universel et je trouve regrettable de le résumer à cet idée étriquée.

Ainsi j’ai été  gêné par cette idée un peu étrange consistant à empêcher un continental d’acheter un bien immobilier en Corse sauf à respecter un délai de viduité préalable de 5 ans je crois.

Imaginons que par une idiote réciprocité un corse soit empêché d’acheter sur le continent. Je crois que cela à juste titre ne serait pas admis et soulèverait de justes réprobations.

Ne nous leurrons pas. Les titulaires du pouvoir en corse à l’heure actuelle veulent s’arroger des droits (fiscalité) pour faire des affaires. En soi ce n’est pas  blâmable mais je doute que tous ces jeunes, entraînés par cet espoir d’une nouvelle liberté aient beaucoup à y gagner.

Nous verrons et je n’ai qu’un seul espoir, qu’il n’y ait plus de violence.

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